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Un chemin de pratique et d’écoute
 

Il est des chemins qui ne se construisent ni dans la hâte, ni dans la seule accumulation de savoirs, mais dans une fidélité patiente. Le mien s’est tissé au fil de l’étude, de la pratique, de l’expérience, et d’une attention toujours plus fine à ce que le corps révèle lorsqu’il est approché avec conscience.

 

Ce qui m’a toujours guidée est la qualité de présence, la justesse du geste, la manière d’entrer en relation avec un être dans ce qu’il a d’unique, de vulnérable parfois, de vivant toujours. Car le corps est une mémoire, un langage, une terre intérieure. Il garde la trace des tensions, des fatigues, des émotions tues, mais aussi des élans, du plaisir, du besoin d’apaisement et de cette relation à soi qui cherche parfois à se retisser.

 

Au fil du temps, ce parcours a nourri bien davantage qu’une pratique : il a façonné en moi une manière d’accompagner le rapport au corps et l’émotion qui affleure, avec plus de finesse et de vérité.

 

Le massage comme art de présence et d’ajustement

 

Diplômée de l’école Figari, j’ai été formée à différentes pratiques de soin. Cette diversité me permet d’ajuster ma manière d’accompagner selon les besoins, l’état du moment, la sensibilité et le rythme de chacun.

 

Je pratique plusieurs approches, parmi lesquelles le massage balinais, drainant, future maman, lomi lomi, oriental, suédois et singapourien, ainsi que certains accompagnements liés à l’intimité et à la sexualité. Mon chemin s’est également approfondi auprès d’un maître en abhyanga, à travers le massage ayurvédique, le soin indien, le shirodhara, ainsi que d’autres approches liées au lâcher-prise.

 

Ces apprentissages ont affiné ma perception et m’ont appris à reconnaître la rencontre subtile entre ce que le corps exprime et ce qu’il est prêt à recevoir.

 

Ma formation à l’haptonomie a, elle aussi, profondément marqué ma pratique et donne une résonance particulière à mon accompagnement, notamment auprès des personnes âgées, en situation de handicap ou de fin de vie. Elle a renforcé cette conviction : le toucher, lorsqu’il est humble, attentif et humain, peut devenir une manière de rassurer, de relier, et parfois de réparer un peu.

 

Ce que j’ai appris tient en peu de mots : le corps n’a pas besoin d’être contraint pour s’abandonner. Il a besoin d’être rencontré.

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